Oui à la sécurité ouverte!
Par Laurent MaisonnaveLa section de Laval-Laurentides-Lanaudière de la FIQ (Fédération de l’informatique du Québec) a organisé le 20 juin une conférence sur le thème des logiciels libres pour la sécurité informatique. De prime abord, il pourrait paraître étrange que l’on associe la sécurité, qui par essence doit fermer les portes aux intrus, avec les logiciels libres, qui par définition possèdent un code source ouvert. Et pourtant…
Déjà en 2002, les services gouvernementaux du Québec soulignaient, dans une étude, la qualité des solutions en logiciels libres dans le cadre de la sécurité informatique. Aujourd’hui, ces logiciels sont reconnus et utilisés, couvrant l’ensemble des domaines de la protection des données informatiques.
Les logiciels libres sont tout d’abord utilisés comme pare-feu, avec par exemple Netfilter, NuFW ou iSafer. Nous trouvons évidemment aussi des antivirus libres, comme ClamAV. Avec des millions de courriers indésirables envoyés tous les jours, l’antipourriel est un logiciel indispensable et son plus célèbre représentant libre est sans nul doute SpamAssassin. Enfin, depuis l’avènement des applications libres, des outils de cryptage comme GnuGP peuvent être utilisés simplement en entreprise.
L’informatique est créée par des hommes. Par conséquent, les applications développées, quelles qu’elles soient, ne sont jamais exemptes d’erreurs. L’avantage des logiciels libres est double. D’une part, les failles de sécurité sont détectées et corrigées plus rapidement que pour les logiciels propriétaires. D’autre part, l’ouverture publique du code permet de mieux évaluer la sécurité des algorithmes.
Si la NSA, la NASA et l’armée américaine utilisent les logiciels libres pour protéger leurs réseaux, pourquoi une entreprise québécoise ne le pourrait-elle pas ?
