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IBM parle de Lotus Symphony, sa version d'OpenOffice

Discrète, la compagnie IBM consacre néanmoins beaucoup d'énergie
à développer une version originale d'OpenOffice.
Rien de plus normal pour un « joueur » qui rappelle
qu'il a misé un milliard de dollars sur Linux!


On connaît OpenOffice, la suite concurrente de celle de Microsoft... Mais qui connaît la version Lotus Symphony d'OpenOffice, une version « ibimisée » dont la dernière mouture (version 3 bêta 3) est basée sur la version 3.0 d'OpenOffice? Pour les aspects techniques, on se référera au site de la suite, mais, pour les aspects relevant de l'orientation stratégique de cette suite, Logique libre a posé quelques questions à Eric Otchet, responsable de produit (product manager) chez IBM Canada.

Logique libre – Quels sont les projets d’IBM relativement à la suite bureautique Lotus Symphony? La dernière version s’appuie sur OpenOffice, mais sur une ancienne version d’OpenOffice. Pourquoi?
Eric Otchet – Nous offrons présentement une nouvelle version bêta de Lotus Symphony. Cette version est fondée sur le code à jour OpenOffice.org 3. Nous comptons offrir une version finale de ce produit au début du quatrième trimestre 2010. Nous continuerons d’être à l’écoute des besoins de nos clients et offrirons de nouvelles versions au besoin.

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Le Gouvernement du Québec crée une banque d'entreprises de services en logiciels libres

Décidément, l'actualité est forte en nouvelles concernant les logiciels libres et le Gouvernement du Québec. Après la décision de la Cour supérieure rendue le jeudi 3 juin, voici qu'un appel d'offres vient d'être lancé pour l'obtention de « Services d’accompagnement pour la gestion des logiciels libres et à code ouvert ». Il ne s'agit pas à proprement parler d'un appel d'offres pour la réalisation d'une tâche précise, mais d'un Avis de qualification de fournisseurs, qui sera utilisé lorsqu'un « véritable » appel d'offres sera lancé. Les entreprises intéressées ont intérêt à agir rapidement, car la date limite de réception des offres est fixée au 28 juin. En plus des informations présentées sur le site du Système électronique d'appel d'offres (SE@O), des données plus -précises sont présentée dans un document intitulé Services d’accompagnement pour la gestion des logiciels libres et à code ouvert. La visualisation de ce document est réservée aux personnes ou entreprises inscrites (c'est gratuit) ou abonnées au site SEAO. Attention : le nombre de visualisations est limité à cinq pour les personnes non abonnées et l'impression du document est impossible. Notons aussi que la visualisation du document exige les logiciels Reader et FileOpen d'Acrobat.

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La Cour supérieure donne raison à Savoir-faire Linux contre la Régie des rentes du Québec

La saga judiciaire opposant l'entreprise savoir-faire Linux à la Régie des rentes du Québec vient de connaître, sinon sa fin, du moins une étape importante avec le jugement de la Cour supérieure qui indique que la Régie des rentes du Québec a « agi illégalement à l'automne 2006 en arrêtant son choix à un fournisseur, Microsoft, et en démarrant le projet de la migration de la plate-forme Vista, en l'absence d'une recherche sérieuse et documentée... » La RRQ aurait dû effecteur un appel d'offres et non accorder le contrat à un revendeur Microsoft..


Tel est l'essentiel de la décision du juge Denis Jacques* dans un jugement de 41 pages, qui, notons-le, mérite d'être lu en entier, car il met à jour la « stratégie » de la RRQ dans ce dossier. Celle-ci est marquée au sceau de la mauvaise foi (refus de donner des informations à Savoir-faire Linux), de la complaisance à l'égard d'un fournisseur (Microsoft), de la désinformation (on appelle mise à jour ce qui était en fait une mise à niveau) et de l'esprit de combine (on fait appel à un consultant externe pour qu'il trouve des arguments afin de « planter » Savoir-faire Linux).


Ce jugement devait, on l'espère, susciter de nouvelles façons de faire au sein de l'appareil gouvernemental québécois et, ultérieurement auprès des entreprises privées, qui, elles aussi, auraient intérêt à utiliser des logiciels libres. Beaucoup de chemin reste à parcourir si on se fie au commentaire d'Étienne Goyer, qui a réagi à l'article du quotidien Le Devoir sur le jugement du juge Denis Jacques :


« Je suis un professionnel de l'informatique. Je travaille pour une petite entreprise multinationale spécialisée dans les logiciels libres. Mes clients sont au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, aux États-Unis et ailleurs. Au Québec: zéro. Nitch. Nada.


« Tout les géants de la nouvelle économie, les Google et Facebook de ce monde, ont bâti leurs plateformes technologiques sur les logiciels libres. Une partie significative de l'infrastructure de l'Internet repose sur les logiciels libres. Un nombre croissant de produit et de services commerciaux sont bâtis, en tout ou en partie, sur des logiciels libres. Le logiciel libre, c'est une réalité technologique de notre époque. »


* On la trouve sur le blogue de Cyrille Béraud, le président de Savoir-faire Linux. La décision devrait aussi se retrouver sur la section Décisions de la Cour supérieure du Québec.


 


 

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Google n'a plus confiance en Windows... et le met à la porte!

Piratage chinois oblige, Google, qui a été victime de piratage en Chine il y aquelques mois, aurait décidé, selon un article du Financial Times du Times du 31 mai dernier, de réduire à presque zéro l'utilisation de Windows au sein de l'entreprise de sorte. Cette décision reposerait sur des questions de sécurité, entendons le fait que c'est par la « porte Windows » que Google aurait été piraté. Corollaire : Windos, c'est « niet » sauf pour quelques-uns qui devront prouver le bien-fondé de leur utilisation de Windows.


Quelques articles du le sujet : Google se débarrasse de Windows


“Bye bye Windows chez Google” : Microsoft ne lâche rien sur la sécurité


Windows est devenu un OS non grata chez Google


 

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Finances publiques: la député péquiste Marie Malavoy veut plus de logiciels libres

Alors que la vie publique tourne en bonne partie autour de l'argent public (corruption, appels d'offre truqués, lutte au déficit, ticket modérateur ou orientaur..., etc.), les députés s'intéressent aux meilleurs moyens de colmater les brèches... Mais ils n'ont pas tous la même vision des choses comme on a pu le constater le 26 avril dernier lors d'une séance de la Commisison des finances publiques. La députée péquiste de Taillon, madame Marie Malavoy, a plaidé en faveur d'une plus grande utilisation des logiciels libres au sein de l'administration gouvernementale.

Voici un extrait de ses propos: « Moi, j'aimerais aborder, Mme la ministre, une question très précise. Je... J'entends la ministre parler des appels d'offres, j'entends la ministre parler d'une concurrence qui existerait malgré tout. Je l'entends, bien entendu, parler de l'impérieuse nécessité de réduire les coûts de tous nos systèmes d'exploitation. Mais il y a une chose dont elle ne parle pas, absolument pas, c'est d'ouvrir ces appels d'offres aux logiciels libres.« Et j'aimerais aborder cette question-là, cet après-midi. J'aimerais l'aborder d'abord parce que dans beaucoup de pays du monde, on a pris le virage des logiciels libres. On leur a permis de, non seulement, faire des soumissions, mais on leur a permis aussi de gagner un certain nombre de systèmes d'exploitation, et il s'agit de logiciels qui sont plus souples, plus efficaces, qui permettent de faire des choses qu'aucun logiciel propriétaire ne permet de faire; ils sont moins coûteux pour les contribuables, et, à l'heure où on cherche désespérément de l'argent, j'aimerais comprendre pourquoi le gouvernement du Québec ne fait pas un virage important pour s'ouvrir aux logiciels libres.

La réponse est venue non de la présidente du Conseil du trésor, madame Monique Gagnon-Tremblay, mais du greffier au secrétariat du Conseil du trésor. Ce dernier a principalement évoqué la difficulté à changer de logiciel une fois qu'on en utilise un: « (...) mais il y a des limitations technologiques auxquelles on est confrontés, dont notamment le fait que, dans certains cas, le besoin est de mettre à niveau certains logiciels existants. Et le gain d'aller en logiciel libre dans un contexte comme celui-là doit être évalué au cas par cas, ce n'est pas nécessairement la meilleure solution, la panacée.»

Pour lire le compte rendu complet de la séance du 26 avril

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