Logique Libre - Actualités http://www.logiquelibre.com Des logiciels libres pour les entreprises du Québec Sun, 05 Feb 2012 12:49:06 -0500 http://backend.userland.com/rss/ ImpressCMS 1.1.3 Final Actualités message@logiquelibre.com(Logique Libre - Actualités) message@logiquelibre.com(Logique Libre - Actualités) fr Logique Libre - Actualités http://www.logiquelibre.com/images/logo.gif http://www.logiquelibre.com DSQ: un échec expliqué! http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=58 <p style="line-height: 100%; text-align: center;"><span style="font-family: times new roman,times;">par Fran&amp;ccedil;ois Huot, journaliste et r&amp;eacute;dacteur en chef de Logiquelibre</span></p> <p style="line-height: 100%; text-align: center;"><span style="font-family: georgia,palatino;">En mai 2011, le V&amp;eacute;rificateur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral du Qu&amp;eacute;bec constatait que le Dossier Sant&amp;eacute; Qu&amp;eacute;bec tel que con&amp;ccedil;u au d&amp;eacute;part &amp;eacute;tait un &amp;eacute;chec et ne verrait pas le jour. Le professeur et informaticien Daniel Pascot de l'Universit&amp;eacute; Laval explique, lui, les raisons profondes de cet &amp;eacute;chec et avance des suggestions pour corriger le tir!</span></p> <h1 style="line-height: 100%"><span style="font-size: medium;"><strong>Partie 1&amp;nbsp;: les deux DSQ</strong></span></h1> <p>Un vrai coup de matraque que ce jugement du V&amp;eacute;rificateur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral du Qu&amp;eacute;bec dans son dernier <a href="http://www.vgq.gouv.qc.ca/fr/fr_publications/fr_rapport-annuel/fr_2010-2011-T2/fr_Rapport2010-2011-T2-Chap03.pdf">rapport</a> sur le Dossier sant&amp;eacute; Qu&amp;eacute;bec (<a href="http://www.dossierdesante.gouv.qc.ca/fr_accueil.phtml">DSQ</a>) rendu public le 4 mai 2011 : &amp;laquo; Les param&amp;egrave;tres initiaux du projet, soit les co&amp;ucirc;ts, la port&amp;eacute;e et l&amp;rsquo;&amp;eacute;ch&amp;eacute;ancier, ne seront pas respect&amp;eacute;s. Compte tenu de ces changements, nous consid&amp;eacute;rons que le projet sous sa forme d&amp;eacute;finie &amp;agrave; l&amp;rsquo;origine n'existe plus et, en ce sens, est un &amp;eacute;chec.</p> <p>&amp;laquo;&amp;nbsp;Ainsi, l&amp;rsquo;informatisation du r&amp;eacute;seau de la sant&amp;eacute; et des services sociaux ne repose plus sur un partage d&amp;rsquo;informations couvrant toutes les r&amp;eacute;gions du Qu&amp;eacute;bec avec le m&amp;ecirc;me outil informatique tel qu&amp;rsquo;il a &amp;eacute;t&amp;eacute; con&amp;ccedil;u et appel&amp;eacute; au d&amp;eacute;part, le DSQ. Le minist&amp;egrave;re a chang&amp;eacute; de strat&amp;eacute;gie pour permettre, avec des outils informatiques diff&amp;eacute;rents, le partage d&amp;rsquo;informations entre des sites d&amp;rsquo;une m&amp;ecirc;me r&amp;eacute;gion d&amp;rsquo;abord, reportant ainsi l&amp;rsquo;interop&amp;eacute;rabilit&amp;eacute; provinciale. Il n&amp;rsquo;est pas &amp;eacute;tonnant que le minist&amp;egrave;re en reporte encore l&amp;rsquo;&amp;eacute;ch&amp;eacute;ance et qu&amp;rsquo;il indique seulement que l&amp;rsquo;informatisation du r&amp;eacute;seau ne sera pas termin&amp;eacute;e avant 2016.&amp;nbsp;&amp;raquo;</p> <p>Quant aux co&amp;ucirc;ts, il semble qu'ils aient pris ascenseur, passant d'un estimation de 563 millions de dollars &amp;agrave; quelque 1,5 milliards de dollars... En d&amp;eacute;cembre 2010, les d&amp;eacute;penses effectu&amp;eacute;es s'&amp;eacute;levaient d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;agrave; 308 millions de dollars.&amp;nbsp;</p> <p><strong>Le projet DSQ initial&amp;nbsp;</strong></p> <p>Sur papier, le DSQ est d'une grande simplicit&amp;eacute; : il s'agit d'un dossier informatis&amp;eacute; accessible partout au Qu&amp;eacute;bec par des personnes autoris&amp;eacute;es (m&amp;eacute;decins, infirmi&amp;egrave;res et pharmaciens) et contenant une s&amp;eacute;rie de renseignements essentiels (et non l'ensemble du dossier m&amp;eacute;dical ou, selon le cas, des multiples dossiers m&amp;eacute;dicaux d'une personne). Dans un premier temps, ce devait &amp;ecirc;tre trois choses : liste des m&amp;eacute;dicaments (avec la posologie) d&amp;eacute;livr&amp;eacute;s dans une pharmacie, r&amp;eacute;sultats d&amp;rsquo;examens de laboratoire, r&amp;eacute;sultats d&amp;rsquo;examens d&amp;rsquo;imagerie diagnostique (radiographies). Les personnes autoris&amp;eacute;es devaient pouvoir acc&amp;eacute;der aux donn&amp;eacute;es via un visualiseur (interface) d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e au co&amp;ucirc;t de 111 millions de dollars.&amp;nbsp;</p> <p>Dans un deuxi&amp;egrave;me temps, d'autres informations devaient venir enrichir le DSQ : coordonn&amp;eacute;es des principaux professionnels de la sant&amp;eacute; consult&amp;eacute;s par une personne, informations sur les allergies et intol&amp;eacute;rances, les donn&amp;eacute;es de vaccination et d&amp;rsquo;urgence (ce que le personnel de la sant&amp;eacute; doit savoir sur une personne en situation d'urgence). Notons que la participation au DSQ ne devait &amp;ecirc;tre aucunement obligatoire ou automatique et qu'une personne devait pr&amp;eacute;alablement accepter d'y participer pour que son dossier soit constitu&amp;eacute;.</p> <p>Dans la r&amp;eacute;alit&amp;eacute;, en raison de la complexit&amp;eacute; de mettre sur pied un tel dossier, le projet DSQ a &amp;eacute;t&amp;eacute; divis&amp;eacute; en un &amp;laquo; portefeuille &amp;raquo; de treize sous-projets, cinq &amp;eacute;tant de nature strictement m&amp;eacute;dicale (m&amp;eacute;dicaments, imagerie diagnostique, laboratoire, t&amp;eacute;l&amp;eacute;sant&amp;eacute;, etc.) et huit autres reli&amp;eacute;s au syst&amp;egrave;me (s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, consentement des personnes, identification des usagers et utilisateurs, etc.)</p> <p><strong>Le &amp;laquo; nouveau DSQ &amp;raquo;</strong></p> <p>Sur le terrain, certains &amp;eacute;l&amp;eacute;ments ou morceaux du DSQ ont d&amp;eacute;j&amp;agrave; pris forme et fonctionnent, au moins partiellement. C'est le cas pour la t&amp;eacute;l&amp;eacute;sant&amp;eacute;, l'imagerie diagnostique (la quasi-totalit&amp;eacute; des quelque huit millions millions d'images radiologiques produites annuellement dans les &amp;eacute;tablissements publics sont num&amp;eacute;ris&amp;eacute;s, archiv&amp;eacute;s et progressivement transmis vers trois d&amp;eacute;p&amp;ocirc;ts ou r&amp;eacute;pertoires supra r&amp;eacute;gionaux).</p> <p>Il appara&amp;icirc;t par contre que l'approche premi&amp;egrave;re du DSQ est d&amp;eacute;sormais remise aux calendes grecques et que le DSQ, &amp;agrave; la suite des difficult&amp;eacute;s et &amp;eacute;checs, emprunte une nouvelle voie. Ainsi, au lieu d'utiliser une plateforme informatique unique partout pour l'ensemble du Qu&amp;eacute;bec, on se dirige maintenant vers la cohabitation de multiples DPE (dossier patient &amp;eacute;lectronique) qui se communiqueront via une &amp;laquo; norme DSQ &amp;raquo; et plusieurs visualiseurs...&amp;nbsp;</p> <p>Le hic, explique le V&amp;eacute;rificateur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral, c'est que ce changement de cap &amp;laquo; a men&amp;eacute; &amp;agrave; une r&amp;eacute;duction significative des utilisateurs potentiels et de la port&amp;eacute;e dessous-projets du DSQ &amp;raquo;. &amp;Agrave; cela s'ajoutent des &amp;nbsp;d&amp;eacute;lais suppl&amp;eacute;mentaires de plusieurs ann&amp;eacute;es dans la mise en place du syst&amp;egrave;me et une augmentation des co&amp;ucirc;ts de plusieurs centaines de millions de dollars!</p> <p>Pourquoi un tel &amp;eacute;chec? Si le V&amp;eacute;rificateur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral l'impute en partie &amp;agrave; la gouvernance du projet, LogiqueLibre a tent&amp;eacute; d'aller plus loin avec le professeur Daniel Pascot de l'Universit&amp;eacute; Laval. Ce dernier, un sp&amp;eacute;cialistes des grandes architectures informatiques, estime que le projet &amp;eacute;tait mort-n&amp;eacute; en raison des erreurs profondes de conception qui ont afflig&amp;eacute; le DSQ (<em>voir section suivante</em>).</p> <h1><span style="font-family: 'times new roman',times;"><span style="font-size: medium;"><strong>Partie 2&amp;nbsp;: interview de Daniel Pascot</strong></span></span></h1> <p align="CENTER"><strong>Ce professeur identifie les raisons pour lesquelles le DSQ originel ne pouvait voir le jour et livre des&amp;nbsp;pistes de solutions pour remettre le DSQ sur pied...&amp;nbsp;</strong></p> <p><img style="float: left; margin: 5px;" title="Daniel Pascot &amp;laquo;...Ce ne sont pas les licences des technologies propri&amp;eacute;taires qui co&amp;ucirc;tent le plus cher, mais le travail mal adapt&amp;eacute;, mal g&amp;eacute;r&amp;eacute;. &amp;Eacute;videmment, le recours aux technologies libres permettrait de d&amp;eacute;finir beaucoup plus rapidement et efficacement un cadre d'interop&amp;eacute;rabilit&amp;eacute;, car la notion d'interop&amp;eacute;rabilit&amp;eacute; fait partie de l'ADN des logiciels libres. Avec des technologies libres, on serait donc lib&amp;eacute;r&amp;eacute; de l'obligation de faire coexister et d'arrimer ensemble des technologies propri&amp;eacute;taires h&amp;eacute;t&amp;eacute;roclites et diff&amp;eacute;rentes les unes des autres.&amp;raquo;" src="http://www.logiquelibre.com/uploads/img4e9737c9c9632.jpg" alt="DanielPascot" width="300" height="225" />Daniel Pascot est professeur titulaire au d&amp;eacute;partement des syst&amp;egrave;mes d'information organisationnels de la Facult&amp;eacute; des sciences de l'administration &amp;agrave; l'Universit&amp;eacute; Laval. Cr&amp;eacute;ateur de la <a href="http://loli.fsa.ulaval.ca/fileadmin/Methodes/Analyse/pdf-datarun/DATARUN.pdf">m&amp;eacute;thode Datarun</a>, il est &amp;agrave; l'origine du logiciel Silverrun (mod&amp;eacute;lisation des donn&amp;eacute;es). Silverrun, qui a vu le jour en 1985, a &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;compens&amp;eacute; en 1987 par le premier <a href="http://www.actionti.com/accueil/octas/historique-des-octas/octas-de-l-excellence">Octas</a> d'excellence d&amp;eacute;cern&amp;eacute; par la F&amp;eacute;d&amp;eacute;ration informatique du Qu&amp;eacute;bec, aujourd'hui <a href="http://www.actionti.com/_accueil">R&amp;eacute;seau Action TI</a>. Le logiciel s'appelait alors ConSOI; on le conna&amp;icirc;t maintenant sous le vocable <a href="http://www.modelsphere.org/fr/">Open ModelSPhere</a>. Ces travaux ont valu &amp;agrave; Daniel Pascot d'&amp;ecirc;tre reconnu par la F&amp;eacute;d&amp;eacute;ration informatique du Qu&amp;eacute;bec comme l'un des 25 b&amp;acirc;tisseurs de l'informatique au Qu&amp;eacute;bec. Toujours tr&amp;egrave;s actif, les champs de recherche actuels du professeur Pascot gravitent toujours autour de ces axes : architecture d'entreprise (en particulier architecture d'information), m&amp;eacute;thodes et outils de conception de syst&amp;egrave;mes d'information, &amp;eacute;valuation des syst&amp;egrave;mes complexes et des logiciels libres. Bien que li&amp;eacute; au minist&amp;egrave;re de la Sant&amp;eacute; et des services sociaux (MSSS) par l'interm&amp;eacute;diaire d'un centre de recherche, il a accept&amp;eacute; de r&amp;eacute;pondre aux questions de Logique libre.&amp;nbsp;</p> <p><strong>Logique libre &amp;ndash;</strong> &amp;Ecirc;tes-vous d'accord avec le jugement s&amp;eacute;v&amp;egrave;re du V&amp;eacute;rificateur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral du Qu&amp;eacute;bec, qui, pour qualifier l'&amp;eacute;tat de la gestion du DSQ par le MSSS, utilise le mot <em>&amp;eacute;chec</em>?&amp;nbsp;</p> <p><strong>Daniel Pascot &amp;ndash;</strong> Tout d'abord, je tiens &amp;agrave; souligner qu'en tant qu'intervenant contractuel par mon centre de recherche universitaire avec le minist&amp;egrave;re de la Sant&amp;eacute; et des Services sociaux (MSSS), je suis tenu &amp;agrave; ne pas divulguer certaines informations; je vais donc me limiter &amp;agrave; commenter les informations publiques et &amp;agrave; livrer mon opinion personnelle.</p> <p>&amp;Eacute;chec? Le V&amp;eacute;rificateur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral n'a certainement pas avanc&amp;eacute; ceci sans de solides arguments. Oui, c'est effectivement le cas. Si on compare ce qui &amp;eacute;tait annonc&amp;eacute; et ce qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; produit jusqu'&amp;agrave; maintenant ou qui ne verra jamais le jour, comme l'infrastructure de communication ou couche d'acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'information de sant&amp;eacute;.</p> <p>Je pense que le probl&amp;egrave;me du DSQ prend racine dans une vision extr&amp;ecirc;mement centralis&amp;eacute;e selon laquelle il faut d'abord centraliser l'information pour la faire circuler. On s'est donc concentr&amp;eacute; sur la m&amp;eacute;canique de centralisation et de redistribution sans avoir &amp;eacute;tabli au pr&amp;eacute;alable un v&amp;eacute;ritable cadre d'interop&amp;eacute;rabilit&amp;eacute;, c'est-&amp;agrave;-dire la normalisation de l'information qui devrait circuler, et sans avoir avoir obtenu des acteurs sur le terrain un accord sur ce cadre, leur r&amp;ocirc;le et leur contribution.</p> <p>Cela donne l'impression que l'on a pens&amp;eacute; qu'il suffisait de d&amp;eacute;cider unilat&amp;eacute;ralement d'utiliser la version 3 de la norme Health Level Seven ou HL7&amp;nbsp;&amp;nbsp;v3, alors en cours d'&amp;eacute;mergence et d'adoption, pour r&amp;eacute;guler correctement les &amp;eacute;changes, y compris sur le plan s&amp;eacute;mantique, pour l'ensemble des acteurs et syst&amp;egrave;mes concern&amp;eacute;s dans l'ensemble du r&amp;eacute;seau. Bien que cette norme ait l'ambition d'inclure le plan s&amp;eacute;mantique, c'est &amp;agrave; dire de la signification des informations, elle est centr&amp;eacute;e sur la dimension informatique des &amp;eacute;changes entre programmes et non sur les besoins de communication de l'ensemble des personnes &amp;oelig;uvrant dans la sant&amp;eacute;. Cela a eu pour cons&amp;eacute;quence que chaque projet a travaill&amp;eacute; dans son coin sans v&amp;eacute;ritable plan d'ensemble si ce n'est un cadre technologique et un d&amp;eacute;coupage du contenu du dossier m&amp;eacute;dical en grands domaines classiques comme les examens de laboratoire ou la pharmacie, c'est-&amp;agrave;-dire les prescriptions.&amp;nbsp;</p> <p>Certains objectent que l'&amp;eacute;chec n'est pas total, que la t&amp;eacute;l&amp;eacute;sant&amp;eacute; par exemple est un succ&amp;egrave;s. Je suis bien d'accord, mais la t&amp;eacute;l&amp;eacute;sant&amp;eacute;, comme l'indique un rapport de l'organisme Gartner, c'est une r&amp;eacute;alit&amp;eacute; marginale et on n'avait probablement pas besoin du DSQ et d'Inforoute Sant&amp;eacute; du Canada pour cela.</p> <p>&amp;Agrave; ma connaissance, il y a n&amp;eacute;anmoins plusieurs choses qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; positives dans ce dossier. C'est le cas de l'imagerie m&amp;eacute;dicale pour laquelle la technologie avait besoin d'&amp;ecirc;tre chang&amp;eacute;e. Par ailleurs on poss&amp;egrave;de maintenant une meilleure ma&amp;icirc;trise des identifiants et r&amp;eacute;pertoires de services &amp;agrave; travers le r&amp;eacute;seau, en particulier des syst&amp;egrave;mes permettant l'identification pr&amp;eacute;cise d'une personne &amp;agrave; travers tout le Qu&amp;eacute;bec ou le Canada alors qu'actuellement une personne est identifi&amp;eacute;e par une multitude de num&amp;eacute;ros de dossiers diff&amp;eacute;rents, chaque &amp;eacute;tablissement ayant son propre syst&amp;egrave;me d'identification.&amp;nbsp;</p> <p><strong>Logique libre &amp;ndash;</strong> D&amp;eacute;but 2011, des centaines de millions avaient d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;pens&amp;eacute;s pour le DSQ? Qu'a-t-on obtenu pour cet argent, a-t-on surtout pay&amp;eacute; des salaires &amp;agrave; des consultants ou le Qu&amp;eacute;bec est -il propri&amp;eacute;taire de logiciels et de mat&amp;eacute;riel? &amp;nbsp;</p> <p><strong>Daniel Pascot &amp;ndash;</strong> Les dossiers produits et le code &amp;eacute;crit appartiennent probablement au gouvernement, mais, n'ayant pas eu acc&amp;egrave;s aux contrats, je ne peux en dire plus. &amp;nbsp;On peut cependant esp&amp;eacute;rer que, m&amp;ecirc;me en cas d'&amp;eacute;chec, tout n'est pas perdu, car, dans de tels projets, la r&amp;eacute;alisation du code ne constitue qu'une partie des co&amp;ucirc;ts; par contre en ce qui concerne la conception et la gouvernance de tels projets, il est &amp;agrave; esp&amp;eacute;rer que l'on ait appris quelque chose.&amp;nbsp;</p> <p>Par contre, ce qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;pens&amp;eacute; pour la couche d'acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'information de sant&amp;eacute; ou CAIS, c'est perdu et ne sera pas utilis&amp;eacute;; c'est probablement aussi le cas du visualiseur et du syst&amp;egrave;me de consentement.</p> <p><strong>Logique libre &amp;ndash;</strong> Qu'est-ce que c'&amp;eacute;tait que cette couche d'acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'information de sant&amp;eacute;?&amp;nbsp;</p> <p><strong>Daniel Pascot &amp;ndash;</strong> Il s'agit d'un ensemble de logiciels charg&amp;eacute;s d'assurer la communication entre toutes les composantes du r&amp;eacute;seau d'information de la sant&amp;eacute; et les composantes centralis&amp;eacute;es. C'est comme un gros tuyau dont l'usage est g&amp;eacute;r&amp;eacute; par un contr&amp;ocirc;leur qui s'assure que seuls les logiciels autoris&amp;eacute;s activ&amp;eacute;s par les personnes autoris&amp;eacute;es permettent d'acc&amp;eacute;der aux donn&amp;eacute;es auxquelles ces personnes ont droit.&amp;nbsp;</p> <p>C'est le contr&amp;ocirc;leur qui assure la gestion du consentement, c'est un probl&amp;egrave;me tr&amp;egrave;s complexe, surtout si on le centralise : il doit conna&amp;icirc;tre qui a le droit d'acc&amp;eacute;der &amp;agrave; telle ou telle information. Probl&amp;egrave;me aggrav&amp;eacute;, car il me semble que, dans certains cas, on n'a pas clairement distingu&amp;eacute; entre l&amp;rsquo;authentification (qui consiste &amp;agrave; s'assurer de l'identit&amp;eacute; de la personne) et le droit d'acc&amp;egrave;s, qui, lui, d&amp;eacute;pend de l'information consult&amp;eacute;e ou cr&amp;eacute;&amp;eacute;e.</p> <p>Bref, la CAIS devait &amp;ecirc;tre une sorte de gros tuyau intelligent... mais il ne verra jamais le jour, ce qui remet en cause la finalit&amp;eacute; des modules dans lesquels chacun travaillait en attendant la CAIS, mais sans vraiment savoir comment s'y connecter.</p> <p><strong>Logique libre &amp;ndash;</strong> Pourquoi cette perte? &amp;nbsp;</p> <p><strong>Daniel Pascot &amp;ndash;</strong> &amp;Agrave; mon sens plus en raison du type de gouvernance de l'ensemble que pour des raisons technologiques : on a g&amp;eacute;r&amp;eacute; un portefeuille de projets d'infrastructure sous l'incitation de Inforoute Infoway Sant&amp;eacute; Canada avant d'&amp;eacute;tablir l'architecture du syst&amp;egrave;me d'information du r&amp;eacute;seau d'intervenants en sant&amp;eacute; au Qu&amp;eacute;bec. On ne s'est pas assez pr&amp;eacute;occup&amp;eacute; de d&amp;eacute;terminer qui communique quoi avec qui dans quel temps et comment?&amp;nbsp;</p> <p><strong>Logique libre &amp;ndash;</strong> Est-ce que des technologies libres dont le code source est public, gratuit et librement modifiable n'auraient pas pu, sinon sauver la mise, du moins diminuer la facture de cet &amp;eacute;chec? &amp;nbsp;</p> <p><strong>Daniel Pascot &amp;ndash;</strong> Oui, mais, dans le cas pr&amp;eacute;sent, en tant que militant pour le logiciel libre, je suis bien content qu'on n'ait pas utilis&amp;eacute; de technologies libres, car on aurait dit &amp;laquo; Voyez, les technologies libres, ne sont pas adapt&amp;eacute;es pour de tels projets &amp;raquo; Le probl&amp;egrave;me, ce n'est pas la technologie, mais la pens&amp;eacute;e de l'architecture et de la gouvernance du projet. Le probl&amp;egrave;me, c'est d'avoir travaill&amp;eacute; en silo et m&amp;ecirc;me, sur le plan purement technologique, sans perspective globale &amp;agrave; long terme. Un exemple : le visualiseur, qui devait permettre d'acc&amp;eacute;der aux r&amp;eacute;sultats centralis&amp;eacute;s de laboratoire, repose, d'apr&amp;egrave;s ce qu'on en a dit, sur Internet Explorer 6 alors que Microsoft vient de livrer la version 9!</p> <p><strong>Logique libre &amp;nbsp;&amp;ndash; </strong>Qu'est-ce qu'il aurait fallu faire?&amp;nbsp;</p> <p><strong>Daniel Pascot &amp;ndash;</strong> Depuis des ann&amp;eacute;es, cela remonte &amp;agrave; la commission Rochon au milieu des ann&amp;eacute;es 80, je pense que l'on devrait plut&amp;ocirc;t organiser la connaissance et le stockage de l'information locale d'une mani&amp;egrave;re coh&amp;eacute;rente gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; un cadre d'interop&amp;eacute;rabilit&amp;eacute; et mettre en place un m&amp;eacute;canisme d'&amp;eacute;change entre les diff&amp;eacute;rents n&amp;oelig;uds gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; des normes publiques.&amp;nbsp;</p> <p>Avons-nous un tel mod&amp;egrave;le de cela? Oui et c'est Internet. Ainsi chaque n&amp;oelig;ud pourrait rapidement &amp;eacute;mettre de l'information, par exemple sous forme d'un document PDF, quand il serait contact&amp;eacute; par une personne autoris&amp;eacute;e. Et chaque n&amp;oelig;ud, comme c'est d&amp;eacute;j&amp;agrave; le cas aujourd'hui, serait responsable de la gestion des droits d'acc&amp;egrave;s.&amp;nbsp;</p> <p>De plus un dossier centralis&amp;eacute; suppose que le terrain soit d&amp;eacute;j&amp;agrave; bien informatis&amp;eacute;. Le rapport du V&amp;eacute;rificateur soul&amp;egrave;ve ce point en publiant un graphique qui montre le faible taux d'informatisation de la premi&amp;egrave;re ligne en comparaison de la Su&amp;egrave;de o&amp;ugrave; elle l'est pratiquement &amp;agrave; 100%.</p> <p>On aurait ainsi pu satisfaire la majeure partie des besoins pour une partie infime des co&amp;ucirc;ts, en autant que la premi&amp;egrave;re ligne soit informatis&amp;eacute;e, ce qui est le cas des &amp;eacute;tablissements principalement concern&amp;eacute;s par le DSQ dans son d&amp;eacute;marrage. En plus, c'est relativement ais&amp;eacute; &amp;agrave; r&amp;eacute;aliser.&amp;nbsp;</p> <p>Puis, sur cette base, on aurait pu am&amp;eacute;liorer progressivement le syst&amp;egrave;me. Le hic, c'est qu'on est parti &amp;agrave; l'envers! La centralisation a &amp;eacute;t&amp;eacute; un &amp;eacute;chec et pas uniquement au Qu&amp;eacute;bec : en France, le dossier a &amp;nbsp;rencontr&amp;eacute; des difficult&amp;eacute;s identiques et subi de la part de la Cour des comptes les m&amp;ecirc;mes reproches que ceux adress&amp;eacute;s par le V&amp;eacute;rificateur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral; de m&amp;ecirc;me l'initiative anglaise a connu des difficult&amp;eacute;s similaires, bien que la m&amp;eacute;decine anglaise soit beaucoup plus &amp;eacute;tatis&amp;eacute;e et, donc, strat&amp;eacute;giquement plus ad&amp;eacute;quate pour une approche centralis&amp;eacute;e du dossier.</p> <p><strong>Logique libre &amp;ndash;</strong>&amp;nbsp;Mais si un dossier n'est pas centralis&amp;eacute;, comment soigner convenablement par exemple une personne de Qu&amp;eacute;bec qui serait victime d'un grave accident &amp;agrave; Perc&amp;eacute; et qui serait amen&amp;eacute;e &amp;nbsp;inconsciente &amp;agrave; l'urgence? &amp;nbsp;</p> <p><strong>Daniel Pascot &amp;ndash;</strong>&amp;nbsp;Encore faudrait-il identifier cette personne avec une certitude absolue; quoi qu'il en soit, vous d&amp;eacute;crivez l&amp;agrave; un non-probl&amp;egrave;me peu fr&amp;eacute;quent. Ma fille, m&amp;eacute;decin qui travaille dans une urgence en r&amp;eacute;gion, m'a rappel&amp;eacute; que, dans un cas semblable, on s'emploie d'abord &amp;agrave; stabiliser imm&amp;eacute;diatement le malade, quitte &amp;agrave; lui donner du sang de type &amp;laquo; O &amp;raquo; ou universel et tous les produits n&amp;eacute;cessaires pour &amp;eacute;viter un choc prophylactique. Puis, ensuite, on passe ensuite &amp;agrave; d'autres traitements et on s'informe avec le t&amp;eacute;l&amp;eacute;phone si c'est n&amp;eacute;cessaire.&amp;nbsp;</p> <p>Par ailleurs, il faut bien voir qu'en l'absence d'un syst&amp;egrave;me d'identification s&amp;ucirc;r &amp;agrave; 100%, les m&amp;eacute;decins d'urgence ne prendraient pas de risque et continueraient d'agir comme ils font actuellement et &amp;nbsp;ignoreraient donc royalement le DSQ. &amp;nbsp;</p> <p><strong>Logique libre &amp;ndash;</strong> Revenons un instant aux logiciels libres ou aux technologies libres : n'y aurait-il pas des technologies libres qui pourraient &amp;ecirc;tre fort utiles pour l'&amp;eacute;tablissement d'un syst&amp;egrave;me calqu&amp;eacute; sur Internet tel que vous le proposez?&amp;nbsp;</p> <p><strong>Daniel Pascot &amp;ndash;</strong> Oui, mais je tiens d'abord &amp;agrave; rappeler que ce ne sont pas &amp;nbsp;les licences des technologies propri&amp;eacute;taires qui co&amp;ucirc;tent le plus cher, mais le travail mal adapt&amp;eacute;, mal g&amp;eacute;r&amp;eacute;. &amp;Eacute;videmment, le recours aux technologies libres permettrait de d&amp;eacute;finir beaucoup plus rapidement et efficacement un cadre d'interop&amp;eacute;rabilit&amp;eacute;, car la notion d'interop&amp;eacute;rabilit&amp;eacute; fait partie de l'ADN des logiciels libres. Avec des technologies libres, on serait donc lib&amp;eacute;r&amp;eacute; de l'obligation de faire coexister et d'arrimer ensemble des technologies propri&amp;eacute;taires h&amp;eacute;t&amp;eacute;roclites et diff&amp;eacute;rentes les unes des autres.</p> <p>Les logiciels libres constituent un patrimoine important. On pourrait s'appuyer sur ce patrimoine num&amp;eacute;rique au lieu de repartir &amp;agrave; z&amp;eacute;ro comme on a trop tendance &amp;agrave; la faire aujourd'hui et en gaspillant du temps et de l'argent. La crise des finances publiques devrait nous amener, &amp;agrave; l'instar du mod&amp;egrave;le &amp;eacute;conomique du logiciel libre, &amp;agrave; travailler en commun et &amp;agrave; &amp;eacute;liminer la cr&amp;eacute;ation de chasse gard&amp;eacute;es qui sont, en fait, des rentes de monopoles. Quand c'est le gouvernement qui paye pour un logiciel, celui-ci devrait faire partie du patrimoine collectif, il ne devrait &amp;ecirc;tre pay&amp;eacute; qu'une fois et, pour cela, il doit &amp;ecirc;tre libre.</p> <p><strong>Logique libre &amp;ndash;</strong>&amp;nbsp;Comment les entreprises y trouveraient-elles leur int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t? &amp;nbsp;</p> <p><strong>Daniel Pascot &amp;ndash;</strong>&amp;nbsp;Par la qualit&amp;eacute; du service et non plus par le verrouillage des syst&amp;egrave;mes en leur faveur. Mais attention : si l'on veut vraiment tirer profit des logiciels libres, cela va prendre un mouvement fondamental et non aller piger un morceau par ci et par l&amp;agrave; : remplacer Windows par Linux ne suffira pas &amp;agrave; r&amp;eacute;soudre les probl&amp;egrave;mes actuels. L'adoption r&amp;eacute;cente du projet de loi 133* constitue potentiellement un pas dans la bonne direction.</p> <p>Malheureusement, on peut craindre que les pratiques du gouvernement du Qu&amp;eacute;bec ne soient potentiellement d&amp;eacute;sastreuses. Dans le domaine de la sant&amp;eacute;, il est d'usage de certifier des logiciels et des fournisseurs et non des cadres d'interop&amp;eacute;rabilit&amp;eacute;, ce qui entra&amp;icirc;ne une situation de monopole qui peut &amp;ecirc;tre pire que la comp&amp;eacute;tition entre plusieurs logiciels ferm&amp;eacute;s. Dans le cas des logiciels pour cliniques m&amp;eacute;dicales, il existe un logiciel candidat soi-disant libre, OSCAR. Mais si vous lisez dans l'un des blogues de Nelson Dumais le commentaire qu'en a fait un utilisateur ontarien, vous en conclurez que, si on certifie ici une seule version d'un seul fournisseur avec ses extensions propri&amp;eacute;taires pour ce logiciel, on se trouvera en pratique &amp;agrave; accorder un monopole &amp;agrave; ce fournisseur de services et &amp;agrave; r&amp;eacute;duire &amp;agrave; n&amp;eacute;ant les b&amp;eacute;n&amp;eacute;fices que peuvent apporter les logiciels libres en termes d'innovation et d'&amp;eacute;conomie.</p> <p><strong>Logique libre &amp;ndash;</strong> Comment r&amp;eacute;sumer ce dossier du DSQ?</p> <p><strong>Daniel Pascot &amp;ndash;</strong> Je pense que l'on est parti &amp;agrave; l'envers en accordant foi &amp;agrave; un pr&amp;eacute;jug&amp;eacute; en faveur d'une centralisation des informations, mais sans penser aux personnes qui devraient l'utiliser et sans r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chir &amp;agrave; la complexit&amp;eacute; r&amp;eacute;elle d'un tel syst&amp;egrave;me pour qu'il fonctionne automatiquement.&amp;nbsp;</p> <p>On n'a pas assez regard&amp;eacute; et respect&amp;eacute; les usages sur le terrain. On n'a pas assez r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chi au filtrage de l'information, c'est-&amp;agrave;-dire &amp;agrave; la s&amp;eacute;lection des informations qui devaient aboutir au DSQ, qui, rappelons-le, n'est pas le dossier m&amp;eacute;dical complet d'une personne, mais un condens&amp;eacute; partag&amp;eacute;. Bref, pour employer une image, le DSQ &amp;laquo; en tant que trip techno &amp;raquo; est le r&amp;eacute;sultat d'une dictature de la &amp;laquo; bureaucratie informatique publique et priv&amp;eacute;e &amp;raquo; &amp;agrave; l'encontre des besoins des m&amp;eacute;decins et divers intervenants sur le terrain; c'est du moins, pour conclure sur votre question initiale, l'interpr&amp;eacute;tation que je fais de la lecture du rapport du V&amp;eacute;rificateur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral.</p> <p>* Loi sur la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement</p> Thu, 13 Oct 2011 14:50:00 -0400 http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=58 KliniK, un logiciel québécois de gestion intégrée pour cliniques médicales http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=61 <p>D&amp;eacute;velopp&amp;eacute; par <a href="http://www.gestionressources.com">Gestion-Ressources</a>, destin&amp;eacute; aux cliniques m&amp;eacute;dicales et aux Groupes de m&amp;eacute;decine familiale du Qu&amp;eacute;bec, <a href="http://www.kli-nik.com">Klinik</a>, indique, le pr&amp;eacute;siudent de Gestion-Ressources, &amp;laquo;est avant tout un outil de communication facilitant le partage des donn&amp;eacute;es entre les diff&amp;eacute;rents partenaires (m&amp;eacute;decins, infirmi&amp;egrave;res,etc.) d'une m&amp;ecirc;me structure. &amp;Agrave; l'image de cette coh&amp;eacute;sion, la num&amp;eacute;risation des donn&amp;eacute;es m&amp;eacute;dicales permet de communiquer rapidement et collectivement de mani&amp;egrave;re organis&amp;eacute;e.&amp;raquo; Ceci est rendu possible parce que KliniK collige les donn&amp;eacute;es m&amp;eacute;dicales de chaque patient inscrit (profil clinique, pharmacologique, r&amp;eacute;sultats de laboratoire,etc.) et ainsi les partager avec le reste de l'&amp;eacute;quipe.</p> <p>Klinik est une adaptation qu&amp;eacute;b&amp;eacute;coise de GNU Health, une application m&amp;eacute;dicale d'OpenERP, le progiciel de gestion int&amp;eacute;gr&amp;eacute; libre le plus t&amp;eacute;l&amp;eacute;charg&amp;eacute; au monde. Ce progiciel de gestion int&amp;eacute;gr&amp;eacute; libre est disponible sous Unix, Linux, Mac OS X et Windows.</p> <p>Hamid Rachane, un sp&amp;eacute;cialiste ERP/PGI et CRM/GRC, parle en ces termes de ce progiciel: &amp;laquo; Klinik repr&amp;eacute;sente un v&amp;eacute;ritable outil de soin permettant d'offrir un acc&amp;egrave;s optimal aux diff&amp;eacute;rents services gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; une information compl&amp;egrave;te prodigu&amp;eacute;e aux patients. Nous savons qu'un suivi exhaustif de chaque patient est un &amp;eacute;l&amp;eacute;ment essentiel pour les m&amp;eacute;decins de proximit&amp;eacute;. Klinik permet de g&amp;eacute;rer l'ensemble des t&amp;acirc;ches li&amp;eacute;es aux membres d'une structure m&amp;eacute;dicale, de la prise de rendez-vous &amp;agrave; la r&amp;eacute;ception d'analyses, en passant par la prescription de m&amp;eacute;dicaments et tout en incluant la gestion du dossier patient informatis&amp;eacute;.&amp;raquo;</p> <p>Pour obtenir des infdormations sur Klinik: contacter Laurent Bounin &amp;agrave; l'adresse <a href="mailto:marketing@gestion-ressources.com">marketing@gestion-ressources.com</a> ou &amp;agrave; ce num&amp;eacute;ro de t&amp;eacute;l&amp;eacute;phone: 1-514-288-7448, poste 33.</p> <p>(Ce texte est inpsir&amp;eacute; d'un communiqu&amp;eacute; de presse &amp;eacute;mis par Gestion-Ressources.)</p> Fri, 07 Oct 2011 10:40:00 -0400 http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=61 Linux et diverses technologies libres au service de la sécurité civile au Québec http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=55 <p style="text-align: center;"><strong>L'entreprise OmniVigil s'appuie sur des serveurs Linux<br />pour offrir un service d'alerte multirisque &amp;agrave; B&amp;eacute;cancour.<br />Reposant principalement sur un syst&amp;egrave;me de t&amp;eacute;l&amp;eacute;phonie IP, <br />ce service est con&amp;ccedil;u pour &amp;eacute;viter les embouteillages <br />et la paralysie des syst&amp;egrave;mes t&amp;eacute;l&amp;eacute;phoniques traditionnels.</strong></p><br /><p>Le 11 mars dernier, lors du tremblement de terre au Japon, les syst&amp;egrave;mes classiques de t&amp;eacute;l&amp;eacute;phonie et une bonne partie des syst&amp;egrave;mes cellulaires ont &amp;eacute;t&amp;eacute; rapidement mis hors jeu sous l'effet du s&amp;eacute;isme et du tsunami ou en raison de l'engorgement engendr&amp;eacute; par les multiples tentatives d'appel simultan&amp;eacute;es... Pourtant un Qu&amp;eacute;b&amp;eacute;cois en poste au Japon a r&amp;eacute;ussi &amp;agrave; rester en contact t&amp;eacute;l&amp;eacute;phonique avec sa famille au Qu&amp;eacute;bec gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; son t&amp;eacute;l&amp;eacute;phone IP de la compagnie OmniVigil de Qu&amp;eacute;bec. Il n'est pas le seul &amp;agrave; avoir r&amp;eacute;ussi &amp;agrave; garder un contact avec l'ext&amp;eacute;rieur, car d'autres ont eu ce &amp;laquo;privil&amp;egrave;ge&amp;raquo; en utilisant Skype.<br /><br />T&amp;eacute;l&amp;eacute;phonie IP ou Skype, les incidents du 11 mars ont d&amp;eacute;montr&amp;eacute; la force et l'utilit&amp;eacute; extr&amp;ecirc;me du r&amp;eacute;seau Internet, qui, pour paraphraser une publicit&amp;eacute; de camion, &amp;laquo; est capable d'en prendre et d'en donner &amp;raquo;. Bref, Internet est sup&amp;eacute;rieur au r&amp;eacute;seau t&amp;eacute;l&amp;eacute;phonique traditionnel, car il utilise plusieurs routes pour se rendre &amp;agrave; destination. M&amp;ecirc;me sup&amp;eacute;riorit&amp;eacute; quand il s'agit de contacter des milliers de correspondants en quelques minutes : le r&amp;eacute;seau Internet poss&amp;egrave;de nettement plus de &amp;laquo; capacit&amp;eacute; lignes &amp;raquo; que les syst&amp;egrave;mes t&amp;eacute;l&amp;eacute;phoniques filaires.<br /><br />Ce ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne est tout &amp;agrave; fait normal, car les compagnies de t&amp;eacute;l&amp;eacute;phone n'installent jamais autant de lignes que de num&amp;eacute;ros. La raison tient au fait que les utilisateurs n'utilisent jamais tous leur t&amp;eacute;l&amp;eacute;phone en m&amp;ecirc;me temps... sauf lors de catastrophes naturelles ou d'accidents, ce qui entra&amp;icirc;ne le plantage ou la congestion des syst&amp;egrave;mes t&amp;eacute;l&amp;eacute;phoniques classiques.<br /><br />Dans la foul&amp;eacute;e du tremblement de terre et du tsunami, les &amp;eacute;normes ennuis affligeant la centrale de Fukushima ont rapidement trouv&amp;eacute; &amp;eacute;cho dans de nombreux pays du monde. Le Qu&amp;eacute;bec n'y a pas &amp;eacute;chapp&amp;eacute;, d'autant plus qu'il y a ici un d&amp;eacute;bat en cours sur la fermeture ou le rajeunissement de la centrale nucl&amp;eacute;aire de B&amp;eacute;cancour au sud-est de Trois-Rivi&amp;egrave;res au co&amp;ucirc;t de deux milliards. Si jamais cette centrale devait &amp;ecirc;tre r&amp;eacute;nov&amp;eacute;e, il serait alors obligatoire en vertu de la <a href="http://www.mddep.gouv.qc.ca/evaluations/decret/2007/536-2007.htm">condition 4</a> du d&amp;eacute;cret du Gouvernement du Qu&amp;eacute;bec que soit pr&amp;eacute;alablement mis en place un syst&amp;egrave;me d'alerte massive pour prot&amp;eacute;ger la population.<br /><br />La Ville de B&amp;eacute;cancour, en collaboration avec Hydro-Qu&amp;eacute;bec, r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chit depuis des ann&amp;eacute;es &amp;agrave; une possible catastrophe, d'autant plus que son parc industriel abrite d'autres &amp;laquo; producteurs de risques &amp;raquo;, par exemple une usine de chlore. Ce travail a r&amp;eacute;cemment donn&amp;eacute; lieu &amp;agrave; un appel d'offres pour l'Acquisition d&amp;rsquo;un syst&amp;egrave;me d&amp;rsquo;alerte multirisque. Ce syst&amp;egrave;me doit permettre d'alerter et d'informer en moins de 30 minutes des milliers r&amp;eacute;sidents au moyen de ces divers moyens : t&amp;eacute;l&amp;eacute;phones fixes et mobiles, t&amp;eacute;l&amp;eacute;copieurs, courriels, SMS, t&amp;eacute;l&amp;eacute;avertisseurs num&amp;eacute;riques. Bien au courant de la situation fragile des syst&amp;egrave;mes classiques de t&amp;eacute;l&amp;eacute;phone ou RTPC (r&amp;eacute;seau t&amp;eacute;l&amp;eacute;phonique public commut&amp;eacute;), la Ville demande que le syst&amp;egrave;me propos&amp;eacute; puisse fonctionner m&amp;ecirc;me si le RTPC n'est plus fonctionnel.<br /><br />Seulement deux entreprises, OmniVigil et IsacSoft, ont pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; une soumission. OmniVigil, une entreprise dont le si&amp;egrave;ge social est &amp;agrave; B&amp;eacute;cancour, propose une solution bas&amp;eacute;e entre autres sur des serveurs Linux. Sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e dans le d&amp;eacute;veloppement de solutions technologiques int&amp;eacute;grant des services &amp;eacute;volu&amp;eacute;s de t&amp;eacute;l&amp;eacute;phonie IP, OmniVigil dessert aujourd'hui plus d&amp;rsquo;une centaine de clients d&amp;rsquo;affaires au Qu&amp;eacute;bec, au Mexique, en Angleterre, en Afrique et en Asie.<br /><br />Sans entrer dans les d&amp;eacute;tails de la solution OmniVigil, on sait que celle-ci repose sur des serveurs Linux. Pierre Dalp&amp;eacute;, vice-pr&amp;eacute;sident strat&amp;eacute;gie, explique le bien-fond&amp;eacute; de ce choix technologique : &amp;laquo; Nous avons choisi Linux pour maximiser la fiabilit&amp;eacute; et la robustesse essentielles &amp;agrave; nos solutions en s&amp;eacute;curit&amp;eacute; civile. Outre leur robustesse nos solutions ont le grand avantage de permettre un contr&amp;ocirc;le total des co&amp;ucirc;ts des infrastructures d&amp;eacute;ploy&amp;eacute;es : avec des licences gratuites, ce sont les clients et, au-del&amp;agrave;, les contribuables qui sont les grands gagnants. &amp;raquo;<br /><br />&amp;laquo; Nous utilisons une douzaine de technologies libres &amp;eacute;prouv&amp;eacute;es... PHP, MySQL, PostgreSQL, Asterisk, MapServer et MySQL. Celles-ci sont ench&amp;acirc;ss&amp;eacute;es dans une architecture unique qui maximise leurs forces individuelles et la r&amp;eacute;silience des services. L&amp;rsquo;ouverture de ces logiciels facilite et acc&amp;eacute;l&amp;egrave;re les innovations continues des technologies et des pratiques pour le plus grand b&amp;eacute;n&amp;eacute;fice des citoyens. &amp;raquo;<br /><br />Au sceptique qui douterait du bien-fond&amp;eacute; du choix de Linux, Pierre Dalp&amp;eacute; l'envoie &amp;agrave; cette statistique int&amp;eacute;ressante : fin 2010, 91,8% des <a href="http://www.top500.org/stats/list/36/osfam">500 plus gros</a> ordinateurs au monde roulent avec un syst&amp;egrave;me d'exploitation de la famille Linux...!<br /><br />C'est dans quelques semaines que devrait &amp;ecirc;tre s&amp;eacute;lectionn&amp;eacute;e l'entreprise qui aura &amp;agrave; implanter le syst&amp;egrave;me d&amp;rsquo;alerte multirisque. Un dossier &amp;agrave; suivre... et que nous suivrons.<br /><br />par Fran&amp;ccedil;ois Huot</p> Mon, 11 Apr 2011 21:00:00 -0400 http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=55 http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=54 <p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><strong>&amp;laquo; le logiciel libre est la seule voie possible pour b&amp;acirc;tir des syst&amp;egrave;mes d'information modernes... &amp;raquo;</strong></span></p><br /><p>Extrait de l'<a href="http://blogs.savoirfairelinux.net/cyrilleberaud/2011/03/intervention-en-commission-par.html">intervention</a> de Cyrille B&amp;eacute;raud le 24 mars dernier &amp;agrave; l'occasion de la commission parlementaire sur le&amp;nbsp; projet de loi 133: <em>Loi sur la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement</em>.</p><br /><p><strong>Le diagnostic</strong><br /><br />Avant d'envisager les solutions propos&amp;eacute;es pour am&amp;eacute;liorer la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles, il nous faut faire un diagnostic le plus pr&amp;eacute;cis possible. <br /><br />Comment expliquer la succession d'&amp;eacute;checs dans la mise en &amp;oelig;uvre de nombreux projets informatiques gouvernementaux ces dix derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es ? Comment expliquer les d&amp;eacute;faillances dans la gestion de la plupart de ces projets, comme en t&amp;eacute;moignent les d&amp;eacute;passements de co&amp;ucirc;ts syst&amp;eacute;matiques, et souvent dans des proportions faramineuses ?<br /><br />Les syst&amp;egrave;mes d'information des organisations, et en particuliers ceux de l'&amp;Eacute;tat, sont devenus des syst&amp;egrave;mes fortement int&amp;eacute;gr&amp;eacute;s, complexes, h&amp;eacute;t&amp;eacute;rog&amp;egrave;nes et en mutation constante.<br /><br />Ce changement mal anticip&amp;eacute; de paradigme explique, d'apr&amp;egrave;s nous, en grande partie l'impasse &amp;agrave; laquelle ont men&amp;eacute;es les politiques pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dentes.<br /><br />Pour mettre en &amp;oelig;uvre ces syst&amp;egrave;mes d'information modernes, l'organisation se doit d'abord d'&amp;ecirc;tre ma&amp;icirc;tre de l'ensemble de ses composants. Elle doit en &amp;ecirc;tre pleinement propri&amp;eacute;taire.<br /><br />Elle doit poss&amp;eacute;der l'outillage technologique n&amp;eacute;cessaire. Enfin, elle doit mettre en &amp;oelig;uvre une m&amp;eacute;thodologie de gouvernance de projet adapt&amp;eacute;e.<br /><br />En utilisant massivement des logiciels qui, par leurs licences, restreignent drastiquement l'usage qu'elles peuvent en faire - je parle ici des logiciels privatifs -, les administrations se sont priv&amp;eacute;es de la libert&amp;eacute; d'adapter continuellement leurs outils &amp;agrave; leurs besoins. Ceci entra&amp;icirc;nant un surco&amp;ucirc;t et un g&amp;acirc;chis de ressources financi&amp;egrave;res et humaines incommensurables.<br /><br />En se privant d'utiliser l'extraordinaire bo&amp;icirc;te &amp;agrave; outils disponible sur Internet, elles se sont condamn&amp;eacute;es &amp;agrave; reconstruire sans cesse ce qui existait d&amp;eacute;j&amp;agrave;.<br /><br />Enfin, en mettant en &amp;oelig;uvre des m&amp;eacute;thodologies de gouvernance de leurs projets d&amp;eacute;pass&amp;eacute;es, elles se sont priv&amp;eacute;es de la mutualisation extr&amp;ecirc;mement b&amp;eacute;n&amp;eacute;fique des ressources logiciels et de l'expertise humaine rare et co&amp;ucirc;teuse.<br /><br />Le logiciel libre est la r&amp;eacute;ponse apport&amp;eacute;e par l'industrie du logiciel pour b&amp;acirc;tir les nouveaux syst&amp;egrave;mes d'information modernes. Incontournable, il est devenu la norme dans cette industrie &amp;agrave; travers le monde.<br /><br />Il n'est pas une garantie en soi du succ&amp;egrave;s des projets informatiques. Bien d'autres param&amp;egrave;tres rentrent en ligne de compte. Mais l'APELL affirme que le logiciel libre est la seule voie possible pour b&amp;acirc;tir des syst&amp;egrave;mes d'information modernes.</p><br /><p>&amp;nbsp;</p> Fri, 25 Mar 2011 14:30:00 -0400 http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=54 Propos intéressants de Cyrille Béraud* à l'occasion de l'ouverture du Salon du logiciel libre du Québec http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=53 <p>Qu&amp;eacute;bec, 6 d&amp;eacute;cembre 20101- Mesdames, Messieurs, trois grands chantiers attendent le Qu&amp;eacute;bec. Ces trois grands chantiers, bien qu'en apparence ind&amp;eacute;pendants, sont en fait &amp;eacute;troitement li&amp;eacute;s, et, j'en ai la profonde conviction, d&amp;eacute;termineront la prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; et l'avenir du Qu&amp;eacute;bec.<br /><br />Le premier d'entre eux est le chantier de la connectivit&amp;eacute; Internet. Le deuxi&amp;egrave;me est celui du logiciel libre, le troisi&amp;egrave;me chantier, celui du gouvernement ouvert. Comme vous le savez, le Qu&amp;eacute;bec souffre d'un retard dramatique quant &amp;agrave; la connectivit&amp;eacute; Internet et ce retard se creuse chaque jour avec le reste du monde.<br /><br />Pourtant, il est clair maintenant pour tous que l'avenir des &amp;eacute;conomies de nos pays passera par le num&amp;eacute;rique. Il est clair que l'essentiel de nos richesses transitera &amp;agrave; travers ces r&amp;eacute;seaux. Les entreprises ont besoin de r&amp;eacute;seaux performants pour communiquer avec leurs fournisseurs, avec leurs employ&amp;eacute;s, avec leurs partenaires, mais surtout avec leurs march&amp;eacute;s. L'&amp;Eacute;tat a besoin de r&amp;eacute;seaux performants pour se moderniser, fournir des services adapt&amp;eacute;s et communiquer efficacement avec ses administr&amp;eacute;s. Des r&amp;eacute;seaux performants sont &amp;eacute;galement essentiels pour tous les citoyens : l'&amp;eacute;tudiant pour communiquer avec ses professeurs, pour acc&amp;eacute;der aux savoirs ; le citoyen ordinaire, chacun de nous qui, aujourd'hui, organise sa vie sociale, exprime ses opinions, s'implique dans la cit&amp;eacute; &amp;agrave; travers ces r&amp;eacute;seaux. C'est aussi&amp;nbsp;un enjeu essentiel pour le d&amp;eacute;senclavement de nos r&amp;eacute;gions et pour la ma&amp;igrave;trise de notre territoire. Quelle entreprise aujourd'hui serait pr&amp;ecirc;te &amp;agrave; s'installer dans des r&amp;eacute;gions &amp;eacute;loign&amp;eacute;es sans un acc&amp;egrave;s Internet performant et &amp;agrave; moindre co&amp;ucirc;t?<br /><br />Je le dis en tant qu'entrepreneur, en tant que pr&amp;eacute;sident d'une Association professionnelle d'entreprises : c'est &amp;agrave; la collectivit&amp;eacute;, pour ne pas dire &amp;agrave; l'&amp;Eacute;tat, comme pour le r&amp;eacute;seau routier, d'organiser et de mettre en place ces infrastructures. Il existe des solutions. Le Qu&amp;eacute;bec poss&amp;egrave;de un outil puissant qui s'appelle Hydo-Qu&amp;eacute;bec. Partout o&amp;ugrave; il y a des fils &amp;eacute;lectriques, nous devons demander &amp;agrave; notre compagnie nationale d'y adjoindre de la fibre optique.<br /><br />Un mot rapide sur l'&amp;eacute;conomie de l'Internet. Deux probl&amp;eacute;matiques tr&amp;egrave;s concr&amp;egrave;tes sont au c&amp;oelig;ur de son d&amp;eacute;veloppement : comment alimenter en &amp;eacute;lectricit&amp;eacute; cette fantastique machinerie et comment la refroidir. Je pense qu'il est inutile ici de rappeler que le Qu&amp;eacute;bec poss&amp;egrave;de des atouts consid&amp;eacute;rables et exceptionnels. C'est une question de choix : soit le Qu&amp;eacute;bec revend son &amp;eacute;lectricit&amp;eacute; &amp;agrave; bas co&amp;ucirc;t aux provinces et pays voisins, et l&amp;agrave;-bas se cr&amp;eacute;eront des emplois, de la richesse et du savoir-faire ; soit le Qu&amp;eacute;bec utilise son &amp;eacute;lectricit&amp;eacute; pour b&amp;acirc;tir un formidable projet collectif porteur d'espoir, cr&amp;eacute;ateur d'immenses richesses et de dizaines de milliers d'emplois. Oui, nous pouvons et devons faire du Qu&amp;eacute;bec le centre de l'Internet de l'Am&amp;eacute;rique du Nord. La question du logiciel libre.<br /><br />Mesdames, Messieurs. La situation au Qu&amp;eacute;bec me fait penser &amp;agrave; un vieux et magnifique film japonais que j'ai revu r&amp;eacute;cemment et que peut-&amp;ecirc;tre connaissez-vous. Il s'appelle La Harpe de Birmanie. Ce film d'Ichikawa relate l'histoire d'un jeune soldat japonais envoy&amp;eacute;, plusieurs semaines apr&amp;egrave;s la capitulation, tenter de convaincre une garnison retranch&amp;eacute;e de se rendre. &amp;laquo; La guerre est finie, venez reconstruire notre pays plut&amp;ocirc;t que de vous sacrifier inutilement au nom de valeurs d&amp;eacute;pass&amp;eacute;es. &amp;raquo; Voil&amp;agrave; le message qui leur adresse. Alors, aujourd'hui, ma harpe c'est ce petit micro, et je viens dire, &amp;agrave; ceux qui refuse d'ouvrir les yeux, qu'en termes d'efficacit&amp;eacute; et de d&amp;eacute;cisions d'affaire, la bataille du logiciel libre est gagn&amp;eacute;e. Elle est gagn&amp;eacute;e &amp;agrave; peu pr&amp;egrave;s partout dans le monde sauf au Qu&amp;eacute;bec. Dois-je rappeler que la plus formidable cr&amp;eacute;ation de richesse de ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es s'appelle Google ? Cette extraordinaire aventure s'est construite gr&amp;acirc;ce au logiciel libre. Dois-je d&amp;eacute;rouler la liste de ces empires qui se sont constitu&amp;eacute;s en quelques ann&amp;eacute;es sur Internet et ont chang&amp;eacute; notre vie ? Google, Wikipedia, Ebay, Facebook, Twitter, Paypal, LinkedIn...<br /><br />J'arr&amp;ecirc;te l'&amp;eacute;num&amp;eacute;ration de la liste, car ce qu'il y a de remarquable dans cette liste c'est qu'elle ne souffre aucune exception : toutes les innovations technologiques issues de l'Internet de ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es sont construites sur du logiciel libre.<br />Mesdames, Messieurs, le logiciel libre est la cons&amp;eacute;quence d'un nouveau cadre juridique qui organise le commerce du logiciel. Il organise ce commerce sous la forme d'un march&amp;eacute; libre et concurrentiel. Il s'oppose &amp;agrave; l'ancien mod&amp;egrave;le qui organisait le march&amp;eacute; dans une logique de monopoles. Aujourd'hui, la question politique se pose clairement : sommes-nous pour un march&amp;eacute; libre et concurrentiel ou pour un march&amp;eacute; qui rel&amp;egrave;ve d'une logique de constitutions de monopoles dont l'essentielle de la plus-value nous &amp;eacute;chappe ? Cette question, les responsables politiques du Qu&amp;eacute;bec doivent publiquement y r&amp;eacute;pondre et&amp;nbsp;tirer les cons&amp;eacute;quences de leur r&amp;eacute;ponse.<br /><br />Le logiciel libre constitue une opportunit&amp;eacute; unique pour les entreprises qu&amp;eacute;b&amp;eacute;coises, pour l'ind&amp;eacute;pendance technologique et la comp&amp;eacute;titivit&amp;eacute; du Qu&amp;eacute;bec. Il est la condition de la modernisation de l'administration publique. Le logiciel libre est un outil de souverainet&amp;eacute; et de politique industrielle ; il est un moyen de ma&amp;icirc;trise des finances publiques. Parce qu'il est cr&amp;eacute;ateur d'emplois locaux et &amp;agrave; haute valeur ajout&amp;eacute;e, le logiciel libre participe &amp;agrave; un d&amp;eacute;veloppement &amp;eacute;conomique durable. Le logiciel libre assure aux citoyens une utilisation transparente de l'argent public. Il participe &amp;agrave; la pr&amp;eacute;servation des libert&amp;eacute;s fondamentales &amp;agrave; l'&amp;egrave;re du num&amp;eacute;rique et au partage du savoir.<br /><br />Le logiciel libre n'est pas une question de gauche ou de droite, &amp;ccedil;a n'est pas non plus une question de f&amp;eacute;d&amp;eacute;ralisme ou de souverainisme. C'est pourtant une&amp;nbsp;uestion politique majeure. Pour assurer sa prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; de demain, le Qu&amp;eacute;bec doit se confronter &amp;agrave; la modernit&amp;eacute;.<br />Nous avons les moyens de faire du Qu&amp;eacute;bec le chef de file mondial de l'industrie du logiciel libre. C'est en tout cas mon ambition, j'y travaillerai sans rel&amp;acirc;che. Pour conclure, je voudrais &amp;eacute;voquer ce qu'on appelle le gouvernement ouvert. Cette question sera trait&amp;eacute;e demain en profondeur au cours de plusieurs tables rondes. Elle est essentielle, et ne se r&amp;eacute;sume pas &amp;agrave; la mise &amp;agrave; disposition par des entreprises priv&amp;eacute;es, des donn&amp;eacute;es publiques. Cette question rel&amp;egrave;ve davantage, me semble-t-il, tout simplement, de&amp;nbsp;l'appropriation collective de l'informatique libre. Une connectivit&amp;eacute; Internet qui couvre l'ensemble du territoire associ&amp;eacute;e &amp;agrave; une politique ambitieuse d'utilisation de logiciels libres ouvrent la voie &amp;agrave; la refondation du pacte social entre les citoyens et l'&amp;Eacute;tat. J'invite chacun &amp;agrave; r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chir &amp;agrave; ce nouveau type de lien social que les nouvelles g&amp;eacute;n&amp;eacute;rations inventent en collaborant ensemble sur Internet pour construire&amp;nbsp;ces logiciels qui fa&amp;ccedil;onnent aujourd'hui notre vie. Un nouveau lien qui s'appuie sur les valeurs de Libert&amp;eacute;, de Tol&amp;eacute;rance, de Travail, de Partage et de Collaboration. <br />Mesdames, Messieurs, je forme le v&amp;oelig;u que le Qu&amp;eacute;bec se souvienne. Je forme le v&amp;oelig;u que le Qu&amp;eacute;bec se souvienne que ce sont pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment sur ces valeurs que ce pays s'est construit &amp;agrave; travers le temps. Et, j'en ai l'intuition, c'est pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment parce que les valeurs de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; qu&amp;eacute;b&amp;eacute;coise faites de libert&amp;eacute;, d'ouverture &amp;agrave; l'autre, de travail, de partage rencontrent celles du logiciel libre que nous sommes aujourd'hui si nombreux. Ce grand projet collectif qui nous attend, c'est celui de la modernit&amp;eacute; et de l'espoir, c'est aussi celui du Qu&amp;eacute;bec tout entier port&amp;eacute; par ses valeurs.<br />Cyrille B&amp;eacute;raud</p><br /><p>&amp;nbsp;</p><br /><p style="margin-bottom: 0cm;">&amp;nbsp;</p><br /><p style="margin-bottom: 0cm;">* Cyrille B&amp;eacute;raud est le pr&amp;eacute;sident fondateur de l'entreprise Savoir-faire Linux et pr&amp;eacute;sident de l'Apell (Association professionnelle des entreprises en logiciels libres)</p> Mon, 06 Dec 2010 18:20:00 -0500 http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=53 DocuLibre lance une nouvelle version de Constellio, son moteur de recherche pour entreprises http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=51 <p style="margin-bottom: 0cm;" align="CENTER"><strong>DocuLibre, qui fournit </strong><strong>depuis 2006 le moteur de recherche de nombreuses administrations publiques qu&amp;eacute;b&amp;eacute;coises, profite du lancement de Constellio pour le rendre totalement libre. </strong></p><br /><p style="text-align: left;">Version communautaire, version professionnelle... ce langage appartient d&amp;eacute;sormais au pass&amp;eacute; chez DocuLibre dont la nouvelle version du moteur est totalement libre et, dans les faits, uniquement professionnelle, car toutes les fonctionnalit&amp;eacute;s du moteur sont incluses dans cette version du logiciel. Pour le pr&amp;eacute;sident et directeur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de l'entreprise, Rida Benjelloun, la lib&amp;eacute;ration totale du moteur est une n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; philosophique et commerciale, car il souhaite que Constellio devienne &amp;laquo;&amp;nbsp;le&amp;nbsp;&amp;raquo; moteur de recherche open source ou libre.<br />Pour satisfaire cette ambition, DocuLibre ouvre grand les portes&amp;nbsp;: le nouveau Constellio, qui peut g&amp;eacute;rer un nombre illimit&amp;eacute; de documents et de pages Internet (les seules limites sont celles des machines), ne comporte aucune restriction relativement au nombre de processeurs ou d'usagers. Multilingue, Constellio, qui est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; en Java, roule aussi bien sous Windows que Mac et Linux. DocuLibre indique par ailleurs que son logiciel comporte de nombreuses fonctionnalit&amp;eacute;s ou qualit&amp;eacute;s. En voici quelques-unes mentionn&amp;eacute;es par l'&amp;eacute;diteur...<br /> <strong>&amp;Eacute;conomique</strong>&amp;nbsp;: outre qu'il est gratuit, Constellio devrait selon DocuLibre permettre d'&amp;eacute;conomiser du temps (donc de l'argent) en r&amp;eacute;duisant le temps consacr&amp;eacute; &amp;agrave; la recherche de documents dans une entreprise. DocuLibre cite une &amp;eacute;tude r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e par IDC (International Data Corporation) en 2008 et selon laquelle un travailleur de bureau consacre en moyenne 3,5 heures par semaine &amp;agrave; la recherche de l'information interne. En utilisant Constellio, qui donne acc&amp;egrave;s &amp;agrave; toutes les donn&amp;eacute;es de l'organisation &amp;agrave; partir d'une seule interface (recherche f&amp;eacute;d&amp;eacute;r&amp;eacute;e), ce temps devrait &amp;ecirc;tre nettement diminu&amp;eacute;&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;Nous estimons, indique Rida Benjelloun, que le temps consacr&amp;eacute; &amp;agrave; la recherche interne de documents peut &amp;ecirc;tre diminu&amp;eacute; de 50 %. Pour une entreprise de 100 personnes cela repr&amp;eacute;sente une &amp;eacute;conomie annuelle d'environ 220 000$ &amp;raquo;.<br /> <strong>Puissant</strong>&amp;nbsp;: Constellio a un &amp;laquo;&amp;nbsp;gros app&amp;eacute;tit&amp;nbsp;&amp;raquo;, car il est capable d'indexer un nombre illimit&amp;eacute; de documents et de pages Web, ses seules limites &amp;eacute;tant celles des ordinateurs.<br /> &amp;laquo; <strong>Polyformats </strong>&amp;raquo;&amp;nbsp;: Quant aux types et sources de documents que Constellio peut indexer, ils sont fort nombreux&amp;nbsp;: fichiers bureautiques, courriels, fichiers de CRM (relation avec les clients), bases de donn&amp;eacute;es, site Internet, syst&amp;egrave;mes de gestion de contenus et de partage de fichiers, intranets, etc. Constellio analyse le contenu de tous ces fichiers gr&amp;acirc;ce aux connecteurs de la technologie Search Appliance de Google, qui est une sorte de standard de l'industrie.<br /> Tous ces connecteurs font partie du logiciel. Si jamais une entreprise avait besoin d'un autre connecteur, DocuLibre peut le d&amp;eacute;velopper: &amp;laquo;&amp;nbsp;Lorsque nous cr&amp;eacute;ons un connecteur pour un client, explique Rida Benjelloun, nous nous assurons que ce connecteur soit compatible avec la technologie de Google; ainsi les clients sont assur&amp;eacute;s de ne pas &amp;ecirc;tre enferm&amp;eacute;s ou bloqu&amp;eacute;s avec une technologie propri&amp;eacute;taire que personne ne conna&amp;icirc;t! &amp;raquo;<br /> <br /> Parmi les connecteurs, notons ceux-ci:<br /> * Web (pour indexer des sites Internet)<br /> * bases de donn&amp;eacute;es (procure des documents &amp;agrave; partir d&amp;rsquo;une base de donn&amp;eacute;es avec des requ&amp;ecirc;tes SQL)<br /> * syst&amp;egrave;mes de fichiers<br /> * syst&amp;egrave;mes de gestion de contenu d&amp;rsquo;entreprise commun&amp;eacute;ment d&amp;eacute;sign&amp;eacute;es par les lettres ECM pour <em>Enterprise Content Management (</em>les syst&amp;egrave;mes reconnus &amp;eacute;tant SharePoint, Documentum, Livelink, FileNet, Alfresco)<br /> * Salesforce (pour le syst&amp;egrave;me de gestion de la relation client ou <em>CRM</em> Salesforce)<br /> * Lotus Notes<br /> * connecteur pour indexer un entrep&amp;ocirc;t de donn&amp;eacute;es compatibles avec la norme JSR-170<br /> * connecteur &amp;laquo; Google Apps-For-Your-Domain &amp;raquo;<br /> <br />Outre la technologie de Google, Constellio, qui est un logiciel libre, prend appui sur d'autres grandes technologies. Ainsi son c&amp;oelig;ur est bas&amp;eacute; sur le moteur <a href="http://lucene.apache.org/solr/#intro">Apache Solr</a> (utilis&amp;eacute; entre autres &amp;agrave; la Maison blanche et &amp;agrave; la CIA).<br /> <strong>Ouvert aux interventions humaines</strong>&amp;nbsp;: avec Constellio, il est possible de d&amp;eacute;terminer quels sont les documents les plus pertinents pour une recherche et de fixer leur ordre d'apparition dans la liste des r&amp;eacute;sultats. On peut aussi accoler des &amp;eacute;tiquettes (tags) &amp;agrave; des documents en leur associant des mots cl&amp;eacute;s susceptibles d'&amp;ecirc;tre utilis&amp;eacute;s par les utilisateurs.<br /> <strong>Intelligent</strong>&amp;nbsp;: Constellio peut saisir le sens d'une requ&amp;ecirc;te en &amp;eacute;largissant un mot &amp;agrave; son <em>r&amp;eacute;seau s&amp;eacute;mantique</em> pour &amp;eacute;largir la palette des r&amp;eacute;sultats. Un exemple&amp;nbsp;: supposons une recherche sur le mot &amp;laquo;&amp;nbsp;constellation&amp;nbsp;&amp;raquo;. Si l'utilisateur n'est pas satisfait des r&amp;eacute;sultats, il peut alors regarder ce que lui propose le moteur, soit, dans notre cas, le mot &amp;laquo;&amp;nbsp;astronomie&amp;nbsp;&amp;raquo; et d&amp;eacute;couvrir ensuite des noms de constellations comme Grande Ourse, Boussole, Sextant, etc. Notons enfin que la technologie des r&amp;eacute;seaux s&amp;eacute;mantiques de Constellio est telle qu'une requ&amp;ecirc;te en fran&amp;ccedil;ais peut entra&amp;icirc;ner l'apparition de documents en anglais car Constellio est &amp;agrave; la fois intelligent et bilingue. Il &amp;laquo;&amp;nbsp;pense&amp;nbsp;&amp;raquo; dans les deux langues...<br /><strong>Ordonn&amp;eacute;</strong>&amp;nbsp;: ce moteur n'aime pas le d&amp;eacute;sordre... de sorte qu'il met de l'ordre dan les r&amp;eacute;sultats en les regroupant. Cette fonctionnalit&amp;eacute; r&amp;eacute;sulte de l'int&amp;eacute;gration de technologies de cat&amp;eacute;gorisation et de classification automatique des documents; celles-ci reposent sur des algorithmes d'intelligence artificielle et d'apprentissage automatique. Ce classement peut &amp;eacute;galement &amp;ecirc;tre effectu&amp;eacute; en fonction des concepts ou <em>entit&amp;eacute;s</em> que Constellio sait rep&amp;eacute;rer et qui sont des noms de personnes ou d'organismes, des adresses de courriel, des fonctions, etc.</p><br /><p style="text-align: left;">Un exemple&amp;nbsp;: supposons une personne qui cherche des films reli&amp;eacute;s au ski d'une fa&amp;ccedil;on quelconque et pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s au Qu&amp;eacute;bec. En entrant ce mot dans le moteur de recherche Constellio de la R&amp;eacute;gie du cin&amp;eacute;ma (organisme dont la mission est de classer les films pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s au Qu&amp;eacute;bec), le moteur livre une liste brute de 132 r&amp;eacute;sultats lesquels sont, dans une autre partie de l'interface, automatiquement repris et pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s de plusieurs fa&amp;ccedil;ons&amp;nbsp;: par ann&amp;eacute;e de production, par genre, par langue originale, par pays de production. On pourrait, et c'est l&amp;agrave; l'un des atouts de Constellio, ajouter d'autres cat&amp;eacute;gories&amp;nbsp;: par exemple par le type de classification (adultes, enfants, etc.)<br /><br /><strong><img style="float: left;" title="Constellio" src="http://www.logiquelibre.com/uploads/img4cd31c89a19c9.png" alt="Constellio" width="400" height="219" />Studieux</strong>&amp;nbsp;: le moteur de DocuLibre observe le comportement des utilisateurs pour recalculer constamment la pertinence des documents; ainsi des documents souvent consult&amp;eacute;s relativement &amp;agrave; une recherche verront leur importance augmenter et seront class&amp;eacute;s parmi les premiers dans la liste des r&amp;eacute;sultats.</p><br /><p style="text-align: left;">S&amp;eacute;curit&amp;eacute;&amp;nbsp;: bien que ce logiciel puisse indexer des millions de documents, il ne les met pas en danger, car il ne copie pas, mais ne fait que cr&amp;eacute;er un index et des liens vers les donn&amp;eacute;es.<br /><br /> <strong>Qu&amp;eacute;b&amp;eacute;cois</strong>&amp;nbsp;: l'&amp;eacute;diteur, DocuLibre, a son si&amp;egrave;ge social &amp;agrave; Qu&amp;eacute;bec. Cette entreprise collabore par ailleurs avec le Centre de recherche informatique de Montr&amp;eacute;al (CRIM) sur <span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">des recherches li&amp;eacute;es au langage et &amp;agrave; la classification automatique.</span><br /> <span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">Note finale&amp;nbsp;: l'entreprise DocuLibre </span>a tellement confiance dans son produit qu'elle offre <span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">deux heures</span> de consultation gratuite &amp;agrave; toute entreprise qui souhaiterait en savoir plus sur Constellio.<br /> <strong></strong></p><br /><p align="left"><strong>Liens utiles&amp;nbsp;: </strong><br /> Pour t&amp;eacute;l&amp;eacute;charger gratuitement Constellio&amp;nbsp;: <a href="http://www.constellio.com/fr"><a href="http://www.constellio.com/fr" rel="external">http://www.constellio.com/fr</a></a> (section t&amp;eacute;l&amp;eacute;chargement)<br /> Le site Web de Constellio:<a href="http://www.doculibre.com/index_fr.html"><a href="http://www.constellio.com/fr" rel="external">http://www.constellio.com/fr</a></a><br /> Pour contacter l'&amp;eacute;quipe Constellio : <a href="mailto:info@constellio.com"><a href="mailto:info@constellio.com">info@constellio.com</a></a><br /> Num&amp;eacute;ro de t&amp;eacute;l&amp;eacute;phone de DocuLibre : 1-877-655-0321</p><br /><p>&amp;nbsp;</p> Wed, 06 Oct 2010 15:40:00 -0400 http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=51 Le Gouvernement du Québec crée une banque d'entreprises de services en logiciels libres http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=49 <p style="margin-bottom: 0cm;">D&amp;eacute;cid&amp;eacute;ment, l'actualit&amp;eacute; est forte en nouvelles concernant les logiciels libres et le Gouvernement du Qu&amp;eacute;bec. Apr&amp;egrave;s la d&amp;eacute;cision de la Cour sup&amp;eacute;rieure <a href="http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=48">rendue le jeudi 3 juin</a>, voici qu'un <a href="http://www.seao.ca/OpportunityPublication/avisconsultes.aspx?Itemid=ede3b7c8-612a-4995-b713-152427e93641">appel d'offres </a>vient d'&amp;ecirc;tre lanc&amp;eacute; pour l'obtention de &amp;laquo;&amp;nbsp;Services d&amp;rsquo;accompagnement pour la gestion des logiciels libres et &amp;agrave; code ouvert&amp;nbsp;&amp;raquo;. Il ne s'agit pas &amp;agrave; proprement parler d'un appel d'offres pour la r&amp;eacute;alisation d'une t&amp;acirc;che pr&amp;eacute;cise, mais d'un <em>Avis de qualification de fournisseurs</em><span style="font-style: normal;">, qui sera utilis&amp;eacute; lorsqu'un &amp;laquo;&amp;nbsp;v&amp;eacute;ritable&amp;nbsp;&amp;raquo; appel d'offres sera lanc&amp;eacute;. Les entreprises int&amp;eacute;ress&amp;eacute;es ont int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t &amp;agrave; agir rapidement, car la date limite de r&amp;eacute;ception des offres est fix&amp;eacute;e au 28 juin. En plus des informations pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;es sur le site du Syst&amp;egrave;me &amp;eacute;lectronique d'appel d'offres (<a href="mailto:SE@O">SE@O</a>), des donn&amp;eacute;es plus -pr&amp;eacute;cises sont pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;e dans un document intitul&amp;eacute; </span><em>Services d&amp;rsquo;accompagnement pour la gestion des logiciels libres et &amp;agrave; code ouvert</em><span style="font-style: normal;">. La visualisation de ce document est r&amp;eacute;serv&amp;eacute;e aux personnes ou entreprises inscrites (c'est gratuit) ou abonn&amp;eacute;es au site SEAO. Attention&amp;nbsp;: le nombre de visualisations est limit&amp;eacute; &amp;agrave; cinq pour les personnes non abonn&amp;eacute;es et l'impression du document est impossible. Notons aussi que la visualisation du document exige les logiciels Reader et FileOpen d'Acrobat.</span></p> Mon, 07 Jun 2010 16:40:00 -0400 http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=49 La Cour supérieure donne raison à Savoir-faire Linux contre la Régie des rentes du Québec http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=48 <p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-weight: normal;">La saga judiciaire opposant l'entreprise savoir-faire Linux &amp;agrave; la R&amp;eacute;gie des rentes du Qu&amp;eacute;bec vient de conna&amp;icirc;tre, sinon sa fin, du moins une &amp;eacute;tape importante avec le jugement de la Cour sup&amp;eacute;rieure qui indique que la R&amp;eacute;gie des rentes du Qu&amp;eacute;bec a &amp;laquo;&amp;nbsp;agi ill&amp;eacute;galement &amp;agrave; l'automne&amp;nbsp;2006 en arr&amp;ecirc;tant son choix &amp;agrave; un fournisseur, Microsoft, et en d&amp;eacute;marrant le projet de la migration de la plate-forme Vista, en l'absence d'une recherche s&amp;eacute;rieuse et document&amp;eacute;e...&amp;nbsp;&amp;raquo; La RRQ aurait d&amp;ucirc; effecteur un appel d'offres et non accorder le contrat &amp;agrave; un revendeur Microsoft..</span></p><br /><p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-weight: normal;">Tel est l'essentiel de la d&amp;eacute;cision du juge Denis Jacques* dans un jugement de 41 pages, qui, notons-le, m&amp;eacute;rite d'&amp;ecirc;tre lu en entier, car il met &amp;agrave; jour la &amp;laquo;&amp;nbsp;strat&amp;eacute;gie&amp;nbsp;&amp;raquo; de la RRQ dans ce dossier. Celle-ci est marqu&amp;eacute;e au sceau de la </span><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: normal;">mauvaise foi</span></span><span style="font-weight: normal;"> (refus de donner des informations &amp;agrave; Savoir-faire Linux), de la </span><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: normal;">complaisance</span></span><span style="font-weight: normal;"> &amp;agrave; l'&amp;eacute;gard d'un fournisseur (Microsoft), de la </span><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: normal;">d&amp;eacute;sinformation</span></span><span style="font-weight: normal;"> (on appelle </span><em><span style="font-weight: normal;">mise &amp;agrave; jour</span></em><span style="font-weight: normal;"> ce qui &amp;eacute;tait en fait une </span><em><span style="font-weight: normal;">mise &amp;agrave; niveau</span></em><span style="font-weight: normal;">) et de l'</span><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: normal;">esprit de combine</span></span><span style="font-weight: normal;"> (on fait appel &amp;agrave; un consultant externe pour qu'il trouve des arguments afin de &amp;laquo;&amp;nbsp;planter&amp;nbsp;&amp;raquo; Savoir-faire Linux). </span></p><br /><p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-weight: normal;">Ce jugement devait, on l'esp&amp;egrave;re, susciter de nouvelles fa&amp;ccedil;ons de faire au sein de l'appareil gouvernemental qu&amp;eacute;b&amp;eacute;cois et, ult&amp;eacute;rieurement aupr&amp;egrave;s des entreprises priv&amp;eacute;es, qui, elles aussi, auraient int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t &amp;agrave; utiliser des logiciels libres. Beaucoup de chemin reste &amp;agrave; parcourir si on se fie au commentaire d'&amp;Eacute;tienne Goyer, qui a <a href="http://www.ledevoir.com/societe/justice/290230/victoire-pour-le-logiciel-libre">r&amp;eacute;agi</a> &amp;agrave; l'article du quotidien Le Devoir sur le jugement du juge Denis Jacques&amp;nbsp;: </span></p><br /><p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-weight: normal;">&amp;laquo;&amp;nbsp;Je suis un professionnel de l'informatique. Je travaille pour une petite entreprise multinationale sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e dans les logiciels libres. Mes clients sont au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, aux &amp;Eacute;tats-Unis et ailleurs. Au Qu&amp;eacute;bec: z&amp;eacute;ro. Nitch. Nada.</span></p><br /><p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-weight: normal;">&amp;laquo;&amp;nbsp;Tout les g&amp;eacute;ants de la nouvelle &amp;eacute;conomie, les Google et Facebook de ce monde, ont b&amp;acirc;ti leurs plateformes technologiques sur les logiciels libres. Une partie significative de l'infrastructure de l'Internet repose sur les logiciels libres. Un nombre croissant de produit et de services commerciaux sont b&amp;acirc;tis, en tout ou en partie, sur des logiciels libres. Le logiciel libre, c'est une r&amp;eacute;alit&amp;eacute; technologique de notre &amp;eacute;poque.&amp;nbsp;&amp;raquo;</span></p><br /><p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">*<span style="font-weight: normal;"> On la trouve sur le <a href="http://blogs.savoirfairelinux.net/cyrilleberaud/KMBT35020100602152155.pdf">blogue de Cyrille B&amp;eacute;raud</a>, le pr&amp;eacute;sident de Savoir-faire Linux. La d&amp;eacute;cision devrait aussi se retrouver sur la section D&amp;eacute;cisions de la <a href="http://www.tribunaux.qc.ca/c-superieure/decisions-cs.htm">Cour sup&amp;eacute;rieure du Qu&amp;eacute;bec</a>.</span></p><br /><p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">&amp;nbsp;</p><br /><p>&amp;nbsp;</p> Fri, 04 Jun 2010 16:50:00 -0400 http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=48 Google n'a plus confiance en Windows... et le met à la porte! http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=47 <p style="margin-bottom: 0cm;">Piratage chinois oblige, Google, qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; victime de piratage en Chine il y aquelques mois, aurait d&amp;eacute;cid&amp;eacute;, selon un article du <a href="http://www.ft.com/cms/s/2/d2f3f04e-6ccf-11df-91c8-00144feab49a.html">Financial Times</a> du Times du 31 mai dernier, de r&amp;eacute;duire &amp;agrave; presque z&amp;eacute;ro l'utilisation de Windows au sein de l'entreprise de sorte. Cette d&amp;eacute;cision reposerait sur des questions de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, entendons le fait que c'est par la &amp;laquo;&amp;nbsp;porte Windows&amp;nbsp;&amp;raquo; que Google aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; pirat&amp;eacute;. Corollaire&amp;nbsp;: Windos, c'est &amp;laquo;&amp;nbsp;niet&amp;nbsp;&amp;raquo; sauf pour quelques-uns qui devront prouver le bien-fond&amp;eacute; de leur utilisation de Windows.</p><br /><p style="margin-bottom: 0cm;">Quelques articles du le sujet&amp;nbsp;: <a href="http://www.clubic.com/windows-os/actualite-343562-google-debarrasse-windows.html">Google se d&amp;eacute;barrasse de Windows</a></p><br /><p style="margin-bottom: 0cm;"><a href="http://www.itespresso.fr/bye-bye-windows-chez-google-microsoft-ne-lache-rien-sur-la-securite-35350.html">&amp;ldquo;Bye bye Windows chez Google&amp;rdquo; : Microsoft ne l&amp;acirc;che rien sur la s&amp;eacute;curit&amp;eacute;</a></p><br /><p style="margin-bottom: 0cm;"><a href="http://www.itespresso.fr/windows-est-devenu-os-non-grata-chez-google-35313.html">Windows est devenu un OS non grata chez Google</a></p><br /><p>&amp;nbsp;</p> Wed, 02 Jun 2010 16:10:00 -0400 http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=47 Finances publiques: la député péquiste Marie Malavoy veut plus de logiciels libres http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=46 <p>Alors que la vie publique tourne en bonne partie autour de l'argent public (corruption, appels d'offre truqu&amp;eacute;s, lutte au d&amp;eacute;ficit, ticket mod&amp;eacute;rateur ou orientaur..., etc.), les d&amp;eacute;put&amp;eacute;s s'int&amp;eacute;ressent aux meilleurs moyens de colmater les br&amp;egrave;ches... Mais ils n'ont pas tous la m&amp;ecirc;me vision des choses comme on a pu le constater le 26 avril dernier lors d'une s&amp;eacute;ance de la Commisison des finances publiques. La d&amp;eacute;put&amp;eacute;e p&amp;eacute;quiste de Taillon, madame Marie Malavoy, a plaid&amp;eacute; en faveur d'une plus grande utilisation des logiciels libres au sein de l'administration gouvernementale.<br /><br />Voici un extrait de ses propos: &amp;laquo; Moi, j'aimerais aborder, Mme la ministre, une question tr&amp;egrave;s pr&amp;eacute;cise. Je... J'entends la ministre parler des appels d'offres, j'entends la ministre parler d'une concurrence qui existerait malgr&amp;eacute; tout. Je l'entends, bien entendu, parler de l'imp&amp;eacute;rieuse n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; de r&amp;eacute;duire les co&amp;ucirc;ts de tous nos syst&amp;egrave;mes d'exploitation. Mais il y a une chose dont elle ne parle pas, absolument pas, c'est d'ouvrir ces appels d'offres aux logiciels libres.&amp;laquo; Et j'aimerais aborder cette question-l&amp;agrave;, cet apr&amp;egrave;s-midi. J'aimerais l'aborder d'abord parce que dans beaucoup de pays du monde, on a pris le virage des logiciels libres. On leur a permis de, non seulement, faire des soumissions, mais on leur a permis aussi de gagner un certain nombre de syst&amp;egrave;mes d'exploitation, et il s'agit de logiciels qui sont plus souples, plus efficaces, qui permettent de faire des choses qu'aucun logiciel propri&amp;eacute;taire ne permet de faire; ils sont moins co&amp;ucirc;teux pour les contribuables, et, &amp;agrave; l'heure o&amp;ugrave; on cherche d&amp;eacute;sesp&amp;eacute;r&amp;eacute;ment de l'argent, j'aimerais comprendre pourquoi le gouvernement du Qu&amp;eacute;bec ne fait pas un virage important pour s'ouvrir aux logiciels libres.<br /><br />La r&amp;eacute;ponse est venue non de la pr&amp;eacute;sidente du Conseil du tr&amp;eacute;sor, madame Monique Gagnon-Tremblay, mais du greffier au secr&amp;eacute;tariat du Conseil du tr&amp;eacute;sor. Ce dernier a principalement &amp;eacute;voqu&amp;eacute; la difficult&amp;eacute; &amp;agrave; changer de logiciel une fois qu'on en utilise un: &amp;laquo; (...) mais il y a des limitations technologiques auxquelles on est confront&amp;eacute;s, dont notamment le fait que, dans certains cas, le besoin est de mettre &amp;agrave; niveau certains logiciels existants. Et le gain d'aller en logiciel libre dans un contexte comme celui-l&amp;agrave; doit &amp;ecirc;tre &amp;eacute;valu&amp;eacute; au cas par cas, ce n'est pas n&amp;eacute;cessairement la meilleure solution, la panac&amp;eacute;e.&amp;raquo;<br /><br /><a href="http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/commissions/cfp-39-1/journal-debats/CFP-100426.html#15h">Pour lire le compte rendu complet de la s&amp;eacute;ance du 26 avril</a></p> Tue, 18 May 2010 15:20:00 -0400 http://www.logiquelibre.com/modules/imblogging/post.php?post_id=46